L'association Le_Garage

 

 Manière de penser... 210x150

Une construction, l'empilage d'éléments amortis et enchevêtrés dans des trajectoires filantes dont les directions sont multiples. De quoi s'agit-il ? D'une illustration, d'un schéma établissant une certaine manière d'entreprendre en commun des projets, des idées... Faire un visuel de ce raisonnement, une peinture en somme, était le moyen peut être le plus juste, le plus direct pour le visualiser. Rendre du virtuel concret pour décoder et communiquer de façon spontanée ce que démontre ce raisonnement est le but de cette représentation.

C'est le dessin d'une une théorie échafaudant un mode de pensée qui s'essaye et s'entreprend aussi bien dans le domaine du collectif que de l'individuel.

Elle représente à la fois une structure de l'intelligence, d'un être, ou plutôt d'une entité quelconque évoluant dans le temps. En parallèle, elle représente tout autant la manière qu'à cette entité de se lier avec son environnement, bref d'une entité au milieu de toutes. L'ensemble peut aussi bien représenter l'esprit actif d'un seul être, d'une seule entité, tout comme l'ébullition d'une société toute entière. Si on imagine que le dispositif qui va être décrypté ci-dessous, est la manière de penser d'une entité seule, alors il faut imaginer que celui qui anime l'ensemble des entités est similaire. C'est une mise en abîme.

On distingue des surfaces, on distingue des directions, on distingue des proliférations, on distingue une certaine légèreté, une certaine fluidité, mais aussi un poids conséquent, une masse solide. Voici une mécanique, une alchimie, un dilatoire résultant de heurts, de collisions, de mouvements irréguliers, à défaut d'être une machinerie impeccablement ponctuelle et huilée.

...accompagnée de son brouillon 150x75

L'axe des X est la surface sur laquelle on crée, l'axe des Y est le volume dans lequel la créativité prend de l'ampleur.

Une cassure se fait ressentir sur X. Des entités indépendantes, toutes reliées les une aux autres, surfaces et foyers de création s'y dirigent ensemble, et commencent à s'ouvrir. Elles s'épanouissent, se poussent mutuellement. Les entités sont uniques, et possèdent des qualités propres. Elles sont les prémices d'une nouvelle base, et pressentent un changement de cap, proche. On pourrait parler d'une prise de conscience collective.

La base change, ça y est ! Bâtissons là ! En hauteur, en largeur, peut importe cette base est stricte mais modifiable. Aucun verrou ne la protège intacte, souple on l'a supporte, dure on la maintient. Sa rigidité traduit son éthique, son raisonnement est par contre tout à fait malléable. Elle est libre, voilà son qualificatif ! Libre, certes, à condition de le rester !

A son pied, des entités se rassemblent. Ici, on voit un nuage d'entités qui gravitent autour d'un noyau, d'une base extensible et adaptable. Elles participent à son évolution, l'élaborent de bout en bout, ou plutôt de bout en tout, vu que ce socle n'a pas de limite. Bien réelle, elle  répond aux lois de la gravité et s'ancre au monde. La base est la révolution qu'il faut entretenir. Les outils, avec lesquels les entités la bâtissent, sont des standards reconnaissables par toutes. Par contre, les outils acheminant la valeur additionnelle à la base, sa prolifération, n'ont aucune restriction. On parle de standards, car cette base doit perdurer, se révolutionner elle-même, tout en révolutionnant son entourage, et en aucun cas se figer conservée. Une base sert d'appui légitime. L'important est de savoir quoi faire de ça, ce rôle appartient exclusivement aux entités, les libres arbitres dans la conduite de leur société.

 

 

Il s'agit d'un réseau sans limite. Les entités sont poreuses, ouvertes de part en part. La production de connaissances émise par les entités, résulte du flux bouillant qui ne cesse de les traverser. Les frontières et les murs sont inexistants, il est prohibé d'en mettre, c'est la seule restriction. Il n'existe pas d'espace restrictif qui force les entités, surfaces de savoir, à se canaliser dans une zone imposée. Le tout : un espace de cognition non délimité.

Les échanges entre entités sont possibles sur leurs cotés, mais aussi au-dessus et au-dessous. Elles gravitent donc autour du noyau et s'organisent en communautés reliées les unes aux autres. Des entités se rencontrent, se choquent entre elles, lancées, un petit nombre d'entre elles, guidées par des rails aux multiples aiguillages. Elles s'empilent en strates, s'additionnent, se multiplient, mais aucune ne doit se prétendre supérieure à l'autre. Électrons libres, toutes participent au progrès, un progrès qui vise l'accès au savoir de chacune, en guidant les entités récentes et étant les transmetteurs d'autres communautés d'entités. Toutes sont incontestablement en action, poussées tour à tour par la voisine. Le système est inépuisable.

Imaginons que ces entités soit des individus, des idées, ou des projets, et que cette base, ce noyau, soit la raison d'un échange et d'un partage possible et immuable. Cette base serait améliorable, changeable, accessible. Par contre, son éthique serait blindée. Cette théorie libriste et révolutionnaire peut s'essayer et s'appliquer dans la vie réelle, n'importe quand, n'importe où.

C'est une manière de penser le monde.

 

 

 

Réalisé par Maël Bret, étudiant en deuxième année design.

 

 

 

 

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